Le 28 avril 2026, Stéphanie RIST, ministre de la santé, a été interrogée sur la situation des services d’urgence lyonnais par Anaïs BELOUASSA-CHERIFI, députée du Rhône, qui a à cette occasion évoqué la mort in utero de notre fille Léonore. En réponse, Madame RIST a prétendu avoir demandé une « inspection » afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame.
Il n’y a rien de plus faux : en réalité, ce que Madame la ministre a demandé, c’est un rapport rédigé par la direction des Hospices Civils de Lyon – HCL qui évite soigneusement d’aborder les questions relatives à l’état du service des urgences et aux conditions de travail qui y prévalaient au moment de la prise en charge ayant conduit à la mort de Léonore.
Le rapport remis par les HCL est à ce point soucieux de ne pas refléter la réalité des conditions de travail au sein de ce service qu’il se livre à une incroyable contorsion syntaxique pour aboutir à cette perle de non-sens : « En ce qui concerne le SAU, l’activité de cette nuit-là était modérée comptabilisant 106 passages 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝟐𝟒𝐡, ce qui correspondait à une journée moyenne en période hivernale sur 2024-2025″. Mais peut-être s’agissait-il d’une nuit de 24h ? Cette phrase vient en outre contredire certains éléments précédemment transmis.
En somme, ce qui a été ordonné à ce jour, c’est une inspection des HCL…par les HCL ! Pratique ! Dans la même veine, j’ai découvert récemment que le service des urgences avait confié l’analyse de l’incident grave ayant conduit à la mort de Léonore au médecin…responsable de cette prise en charge et qui n’est peut-être pas exempt de tout reproche ! Commodes, ces mécanismes d’auto-inspection !
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