Le rapport transmis par la direction des HCL au Ministère de la Santé de la santé comporte une liste de « bonnes résolutions »…qui consistent parfois simplement à respecter les recommandations en vigueur depuis de nombreuses années !
La question centrale demeure toutefois entière : les conditions de travail dans le service des urgences en question permettront-elles aux soignants d’appliquer ces « bonnes résolutions » ?
Dans ce service où – entre autres choses – le turn-over infirmier a atteint 40 % sur l’année 2025, où certains soignants m’ont rapporté avoir parfois « perdu toute éthique », « travaillé dans des conditions insoutenables », avoir quitté le service en étant « dégoûtés du métier », rien n’est moins sûr.
Le rapport des Hospices Civils de Lyon se garde d’ailleurs de répondre à la question centrale : comment des soignants exerçant dans des conditions prétendument satisfaisantes peuvent-ils cumuler tant d’erreurs et de négligences en termes d’écoute, de diagnostic, de communication, de respect des précautions et pratiques fondamentales ? Sans manquer de se prendre les pieds dans le tapis, ce rapport manipule même les chiffres afin de revenir sur des informations précédemment transmises. En cela, il manque de sincérité.
Ma revendication reste inchangée : je demande à Madame la ministre Stephanie RIST de saisir l’Inspection générale des affaires sociales (IGSA), seule à même de mettre en œuvre une expertise indépendante sur les conditions systémiques de la mort de notre fille.
Merci à Sylvie Montaron pour ce nouvel article paru dans Le Progrès !


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