Au fil de mes publications et investigations, j’ai reçu des témoignages de soignants et ex-soignants du service des urgences de l’hôpital de la Croix-Rousse.
J’en publie certains passages ci-dessous. Cette page sera enrichie au fur et à mesure des témoignages reçus.
Début avril 2026, j’ai reçu ce témoignage de Marine (le prénom a été modifié), qui a été aide-soignante au sein du service, qu’elle a quitté au cours de l’année 2025. S’il m’a touché, ce témoignage m’a aussi attristé : cette soignante, comme beaucoup d’autres, porte sur ses épaules une culpabilité qui ne devrait clairement pas lui revenir. Sa souffrance est double : elle subit des conditions de travail dégradées ET elle se sent coupable lorsqu’un incident grave survient (alors qu’elle n’était pas en service pendant la nuit des faits).
De façon plus terre à terre, s’agissant de la recherche d’une certaine vérité sur le contexte de la mort de Léonore, ce message ne peut que susciter des interrogations : après avoir dans un premier temps indiqué par écrit que des facteurs liés à l’environnement de travail avaient été identifiés (les fameux « charge de travail la nuit, flux > supérieur à 50 patients pour 2 médecins et 2 internes » et « situation particulièrement tendue cette nuit-là »), la direction m’a finalement expliqué en janvier 2026 que la mort in utero de Léonore n’avait…aucune explication de nature systémique ! Le témoignage reçu ce jour (et les détails concrets que j’ai pu obtenir au cours de la journée, que je garde pour moi pour le moment) contredit très clairement la dernière version en date.

Quelques semaines plus tard, j’ai reçu ce message d’une ex-infirmière au sein du même service. Il parle de lui même :


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