Le 28 avril dernier à l’Assemblée nationale, sur question posée par Mme la députée du Rhône Anaïs BELAOUSSA-CHERIFI sur la situation des urgences des Hospices Civils de Lyon, Mme la ministre Stephanie RIST a déclaré :
« Je ne rentrerai pas dans le cas particulier de M. Di Noto avec qui j’ai correspondu et pour lequel j’avais demandé une inspection qui a été transmise d’ailleurs à ce monsieur en toute transparence parce que je crois que dans ces moments-là, il faut absolument de la transparence ».
(Vidéo du mensonge ministériel à l’Assemblée Nationale : version courte : https://youtu.be/l-abf4xH-G8?is=WVL-HaBpH7FZSIq2 / version longue : https://youtu.be/EL32oP0vknE?si=aI95gvZnSWGuQ14)

En entendant cela, j’ai d’abord cru à un énorme lapsus (très révélateur) ou à une erreur ; j’ai donc laissé le bénéfice du doute à Mme RIST, ainsi que la possibilité de rectifier son propos. Depuis le courrier transmis à son cabinet le 30 avril dernier et malgré une relance début juin, je n’ai pas été recontacté. J’estime que ce silence prolongé lève le doute : Madame RIST a bel et bien menti à propos des suites qu’elle a données à la demande de saisine de l’ Inspection générale des affaires sociales (IGAS) que j’ai présentée à la suite de la mort de Léonore.
Contrairement à ce qu’elle affirme avec un certain aplomb, Mme RIST n’a jamais demandé la moindre inspection au sens d’un contrôle extérieur, indépendant et impartial du service des urgences de l’hôpital de la Croix-Rousse. Elle a seulement demandé un rapport rédigé par un membre de la direction des HCL et validé par un autre membre de cette même direction. Pas grand monde n’oserait appeler cela une inspection (il est consultable ici). Aussi, le cabinet de la ministre n’a visiblement même pas été interpellé par le fait que, s’agissant des facteurs liés à l’environnement de travail, ce rapport contredit frontalement d’autres écrits antérieurs, au besoin en recourant à des phrases dépourvues de signification.
En parallèle du mensonge, la hiérarchie commence à craindre que tout cela ne finisse pas nuire à sa carrière. Elle organise donc le silence sur le terrain : dans le cadre du récit que je rédige actuellement, j’ai contacté certains soignants afin d’échanger sur leurs conditions de travail (message-type de prise de contact ⬇️). La réaction des HCL ne s’est pas fait attendre : il a été expressément demandé aux membres du service de ne pas entrer en communication avec moi. Les soignants ne jouiraient donc pas de la liberté fondamentale d’expression pourtant reconnue à tout citoyen ?

Dans tous les cas, merci à celles et ceux, médecins, infirmiers comme aide-soignants, qui ont à ce jour accepté de me parler de leurs conditions de travail.


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